1. La grippe chez le porc
La grippe est une infection qui se limite au tractus respiratoire : le virus se réplique dans les muqueuses nasales, dans les amygdales et dans les muqueuses de la trachée et des poumons. Les signes cliniques sont une forte fièvre (> 40°C), de l’anorexie, des porcs qui rechignent à se lever et à se déplacer et des signes respiratoires : toux, éternuements, jetage nasal (morve), conjonctivite. Chez les truies, en lien avec la forte fièvre provoquée par la grippe, il peut également y avoir des conséquences au niveau de la gestation tels que des avortements ou des taux de morts nés et de momifiés augmentés à la mise bas suivante. L’intensité et la sévérité des symptômes sont dépendantes de la souche virale, de l’âge, de la présence de co-infections et des pratiques d’élevage.
2. La grippe chez le porc: prncipaux éléments d’épidémiologie
La grippe est une infection respiratoire virale très surveillée en France et dans le monde car elle est transmissible à l’homme. Une vaccination annuelle est d’ailleurs fortement recommandée aux éleveurs et aux personnes du milieu porcin (techniciens et vétérinaires) afin d’éviter la transmission du porc à l’homme et inversement.
En France, cette surveillance est assurée par le RESAVIP (réseau national de surveillance des virus influenza porcins) en coopération avec l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail). Chaque année le RESAVIP publie un bilan des virus détectés en France. Ce sont ces éléments qui sont repris dans ce document.
En France, comme dans toute l’Europe, la grippe porcine n’est pas une maladie saisonnière : elle sévit toute l’année, quelle que soit la saison. Elle touche tous les types d’élevages, naisseur-engraisseurs comme engraisseurs.
Deux formes d’expression de la grippe sont distinguées :
– la grippe dite « classique » qui se propage à une grande proportion de la population, touchant tous les stades physiologiques mais ayant peu de conséquences à long terme pour le troupeau. Elle représente environ 60 % des cas de grippe.
– la grippe « récurrente » qui persiste dans un élevage plusieurs mois voire plusieurs années mais qui ne concerne que certaines classes d’âge sans se propager à l’ensemble de l’élevage. Elle représente environ 40 % des cas de grippe. Ses conséquences sur les performances techniques et économiques de l’élevage sont moins frappantes mais elles se prolongent sur le long terme et sont donc au final plus delétères.
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